
Bonne année !
Et oui, on ne peut pas réellement recommencer à écrire sur un blog en début d’année… sans passer par là.
Bonne année aux lecteurs de ce blog, donc. Les fidèles, et les occasionnels. Ceux qui, nombreux, arrivent ici apparemment par hasard, via des recherches sur Google. Ceux qui arrivent par hasard mais prennent le temps de lire un peu. Ceux qui lisent régulièrement et m’envoient leurs commentaires par mail, pour plus d’intimité, de confidentialité, et d’amitié.
Je n’ai pas encore pris le temps de bricoler une jolie carte de vœux à envoyer avec un petit mot, par mail ou sur papier, à mes amis. L’année est repartie sur les chapeaux de roues, pour ne surtout rien changer. Il est minuit, je prends quand même quelques minutes pour écrire, parce que ça me manquait, ce blog me manquait.
2009 ? Année étourdissante. Sur tous les plans.
Nouveau travail. En fait, quasiment deux nouveaux boulots dans l’année, puisque j’avais commencé le précédent à la fin 2008. Changement radical de vie professionnelle. Tout un pan de ma vie qui s’éloigne, je me reconstruit dans un tout autre univers. J’y découvre un monde que je connaissais peu – l’entreprise – et je m’y plais. Mon 2e job, l’actuel, me plaît énormément. Un travail de fou (je n’ai jamais autant travaillé de ma vie) mais passionnant, jamais ennuyeux, j’apprends plein de choses.
Un environnement de travail fabuleux, avec des collègues adorables qui deviennent, en quelques mois, des amis. Un patron que j’admire énormément, pour ses qualités professionnelles et humaines. Une personne assez distante au départ, et dont on découvre les qualités unes à unes, au gré des jours et des évènements. Notre petit microcosme, notre minuscule équipe perdue au sein d’un énorme groupe, ressemble à un foyer chaleureux et travailleur où nous nous retrouvons, chaque matin, avec plaisir. Et nous avançons, ensemble. Je ne pensais pas qu’on pouvait ressentir cette osmose à son travail. Se sentir reconnue dans ses particularités et orientée pour pouvoir valoriser ces particularités au service de l’entreprise. Je suis un ovni dans mon domaine professionnel, mais mon patron le sait, m’a choisie pour ça, et me recentre là où il sait que mon « originalité » va être créatrice. Pourvu que ça dure…
Nouvel appartement. Enfin, de la place. Sortie de ma cage à poule où nous étouffions, avec les enfants. Un vrai « chez nous », chaleureux et vaste, un jardin pour courir ou déjeuner, un salon où j’aime recevoir plein de gens, comme à ce réveillon, il y a quelques jours, où nous étions si bien, entre amis, à refaire le monde au son d’une bonne musique, avec un bon vin, un bon dîner. Je me sens bien chez moi et pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai envie de rester là. De réellement me poser, construire ici ce nid où mes enfants grandiront, où je commence à avoir des souvenirs.
Nouvelles responsabilités, nouvelle image. De cela, je n’ai pas trop envie de parler, parce que ça représente l’autre part de ma vie sur le web. Mais j’ai appris cette année à prendre sur mes épaules de lourdes responsabilités, humaines et financières. À représenter quelque chose, à donner de mon temps, parfois plus que de raison, pour une cause qui me tient à cœur. Charge extrêmement lourde, peu gratifiante dans le quotidien, mais qui me fait énormément grandir. Je rempilerai certainement bientôt pour un an de plus, si on m’en juge digne. Je sais que je vais encore passer un an à oublier mon confort personnel et ma tranquillité. Mais j’ai envie de continuer tous ces projets, voir se concrétiser ce que j’ai voulu mettre en place.
Nouvelles envies. À cause de tous ces changements, et surtout de mon changement radical de vie professionnelle, j’ai finalement pas mal changé ma façon de vivre et de voir les choses. Je me suis découvert des centres d’intérêt intellectuel nouveaux, des idées nouvelles. Je lis différemment. Moins en volume, sans doute mieux en qualité. Je n’ai en revanche pas repris, comme je le voulais, les lectures intellectuelles que je repousse inlassablement. Ça reviendra… Nouvelles envies de voyage aussi. Après mon séjour russe de cet été, le virus de la bougeotte, bien ensommeillé depuis des années, m’a rattrapé. Je projette de nouvelles sorties… peut-être pas la Russie à nouveau cette année, pour des questions de budget, mais un ami m’attend en Finlande, et me pousse à en profiter pour faire une virée par les pays Baltes en rentrant. Pourquoi pas. L’Arménie et la Géorgie me tentent beaucoup également. Ou alors tant pis, je casse ma tirelire et je pars à Moscou… J’aime projeter, comme cela, des voyages. Voyages solitaires, ça c’est sûr. Même avec un point de chute local, je resterai sur mes envies de partir seule.
Finalement, en ce début d’année, je n’ai pas tellement envie de changer par rapport aux mois précédents. J’attends avec une certaine impatience de lâcher certaines obligations, sans doute dans un an, pour pouvoir me reposer et partir dans de nouveaux projets, mais même étourdissant, mon rythme fou me correspond plutôt bien. J’ai tellement l’impression d’avoir réussi cette année, d’y avoir trouvé un certain équilibre personnel, que je n’ai aucune envie de changer.
Et je n’ai pris aucune bonne résolution. De toutes façons je ne les tiens pas. Je continuerai sans doute à me coucher à des heures improbables, à me lever au dernier moment tous les matins, à fumer, à écouter de la musique baroque à fond, à courir partout, à râler en permanence, à rire et pleurer à la fois, à procrastiner de façon éhontée. À aimer toucher à tout, découvrir des gens, des choses, des idées.
Je vous souhaite à tous une excellente année, pleine de bonheurs et de vie. Je vous souhaite beaucoup de curiosité et de fraîcheur d’esprit. Je vous souhaite, surtout, d’avancer dans la vie avec joie et entourés d’amis.